La continuité écologique garantit la libre circulation :
Les infrastructures humaines comme les ouvrages hydrauliques peuvent perturber cette continuité en bloquant ces circulations naturelles.
La continuité écologique garantit la libre circulation de l'eau, des espèces aquatiques et notamment des poissons ainsi que des sédiments. Elle est essentielle pour préserver les écosystèmes aquatiques et maintenir l'équilibre des milieux naturels. Elle est interrompue par les nombreux obstacles présents sur les cours d'eau (seuil, vanne, embâcles importants, etc.). Le Syndicat Mixte des Bassins Versants de la Pointe Médoc (SMBVPM) œuvre activement à restaurer cette continuité, en intervenant sur les cours d'eau et les infrastructures qui impactent les dynamiques naturelles.
Plusieurs ouvrages, présents sur les cours d'eau, gérés par le syndicat, sont équipés de dispositif permettant de rétablir la continuité écologique.
Il y a les vantelles qui sont des petites vannes installées à l'aval d'une des portes à flots et qui permettent l'entrée des civelles lors de la marée montante à des coefficient de marée d'environ 70.
Elles sont situées sur les portes à flots du :
Il y a les passes à anguilles seules, qui permettent la montaison par reptation des civelles et jeunes anguilles.
Elles sont situées sur les ouvrages du Chenal du Gua, du Pont des Paysans (à Vensac, aménagé en 2015) et du Pont de la Brède (à Vendays-Montalivet, aménagé en 2015, en photo).
Et enfin, il y a les passes multiples, c'est-à-dire, les passes à anguilles et à ralentisseurs (pour les poissons) sur le même dispositif. On les retrouve sur le Chenal du Guy (à Lesparre-Médoc) au niveau de l'ouvrage du Pointon (photo du bas, aménagé en 2022-2023) et du seuil de la Cascade (photo du haut, aménagé en 2022).
Pour la Cascade, il n'y a pas de système de vannage, les équipement sont fonctionnels dès qu'il y a de l'eau. La passe à poissons est une passe à ralentisseur avec des plots permettant de casser le courant et facilitant la remontée des poissons.
Pour le Pointon, il y a un système de vannage avec un règlement d'eau (en cours de finalisation) qui permet de contrôler l'ouverture des passes, selon une cote de niveau d'eau, en plus de la vanne simple. La passe à ralentisseur se compose de déflecteurs permettant de dissiper l'énergie de l'écoulement de l'eau et facilitant alors la remontée des poissons.
L’article L.214-17 du Code de l’Environnement précise la réglementation en application sur les cours
d’eau classés en liste 1 ou 2.
La publication de ces listes définit de la façon suivante :
Pour les cours d’eau inscrits sur cette liste, tout nouvel ouvrage faisant obstacle à la continuité écologique ne peut y être autorisé ou concédé. Le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants, régulièrement installés sur ces cours d'eau, parties de cours d'eau ou canaux, est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux, de maintenir ou d'atteindre le bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant ou d'assurer la protection des poissons migrateurs vivant alternativement en eau douce et en eau salée.
Pour les cours d’eau inscrits sur cette liste, tout ouvrage doit y être géré, entretenu et équipé selon les règles définies par autorité administrative (en concertation avec le propriétaire/exploitant), sans que puisse être remis en cause son usage actuel ou potentiel, en particulier aux fins de production d'énergie. S'agissant plus particulièrement des moulins à eau, l'entretien, la gestion et l'équipement des ouvrages de retenue sont les seules modalités prévues pour l'accomplissement des obligations relatives au franchissement par les poissons migrateurs et au transport suffisant des sédiments, à l'exclusion de toute autre, notamment de celles portant sur la destruction de ces ouvrages.